Nouvelles et anecdotes autour du Trévezel


La fête du Pétassou lors du premier week-end de février

 

C’est la fête du Pétassou à Trèves, le jour de la fête votive du village dédiée à St-Blaise, le premier week-end de février. Depuis très longtemps, c’est la fête du Pétassou, tradition qui s’est maintenue sans interruption jusqu’à aujourd’hui, même si elle a évolué. Un habitant de Trèves, Robert Couderc a conservé des documents écrits il y a déjà quelques années par Adrienne Durand Tullou qui travaillait sur les traditions cévenoles et s’était intéressée à ce drôle de bonhomme. Le pétassou est un personnage énigmatique dont aucun spécialiste n’a trouvé d’équivalent. Tout le monde sait ici que le « pétas » est un petit morceau de tissu neuf ou usagé qui sert à rapiécer un vêtement et le pétassou est donc un tout petit morceau destiné au même usage. C’est aussi l’homme qui fait commerce des vieilles nippes ou même celui qui s’en habille. Autrefois, le pétassou portait une ample blouse bleue, un pantalon de travail et un chapeau de feutre. Ses vêtements étaient totalement recouverts d’une épaisseur de lanières d’étoffe multicolores, solidement cousues. Les chiffons étaient collectés pendant l’hiver par les conscrits aidés quand ils n’étaient pas très nombreux par leurs camarades des classes précédentes et suivantes. Ceux qui avaient contracté mariage étaient formellement exclus. Deux attributs complétaient le costume : un balai de genêt et une vessie de porc. (Un ballon de baudruche aujourd’hui), qu’il ne fallait pas crever ! Personne ne devait connaître son identité, il portait un masque en carton. Le pétassou accompagné d’un musicien faisait le dimanche la tournée des maisons, il effrayait les enfants et les chiens aboyaient à son passage. Le mardi gras, on revêtait un mannequin de paille du costume du pétassou. Ce mannequin promené dans le village était accusé de tous les maux survenus depuis la Saint-Blaise précédente et finalement brûlé sur le vieux pont qui enjambe le Trévezel. Le temps de Carnaval cédait la place au Carême.

 


Les spéléologues d'Occitanie réunis (avril 2018)

Les samedi 7 et dimanche 8 avril 2018, plus de 200 spéléologues ont tenu leur congrès régional à Nant.

Tout au long du samedi, ce congrès, ouvert aussi au public, a accueilli beaucoup de monde pour flâner dans le Petit Hall et le Boulodrome à la recherche de matériel de spéléo, d’ouvrages de toutes sortes sur la géologie, les grottes et avens.

Pendant ce temps la découverte des grottes les plus connues de la région était proposée à quelques groupes d’adhérents confirmés, comme la grotte Emilie, l’aven de la Verrière, l’aven de la Portalerie et bien sûr l’aven Noir dans les gorges du Trévezel dont l’entrée se situe sur la commune de Nant.

Le soir dans le Grand Hall un repas a été servi à plus de 250 personnes.

Le dimanche dans la salle d’animation du Domaine du Roc Nantais les congressistes ont assisté à l’Assemblée Générale. Une belle occasion de faire découvrir les richesses du sous-sol du sud Aveyron mais aussi de notre commune et plus précisément de l’Aven Noir. 


Les Cévennes

Depuis Nant en remontant vers le Mont Aigoual, il faut passer à L’Espérou pour aller voir le monument d’André Chamson. Nous suivons un sentier d’interprétation « Sur les traces du mouflon » pendant 15 minutes environ pour arriver au tombeau d’André Chamson, écrivain cévenol, membre de l’Académie Française. Il repose face à ses chères Cévennes. « André Chamson de l’Académie Française, Lelette Chamson née Lucie Mazauric, 1900-1983 », épigraphe lue sur le modeste monument funéraire. 

 

Le sentier d’interprétation « Sur les traces du mouflon ». Sur une draille, un axe de transhumance des bergers et leurs troupeaux de moutons, entre les plaines du Languedoc et les reliefs sud du Massif Central, il y a des « abeuradoux », (abreuvoirs). 23 mouflons ont été introduits en 1954, depuis, leur population, même chassée, augmente de manière régulière sur le secteur de l’Aigoual. Le mouflon est à l’origine du mouton domestique actuel, les deux espèces sont très proches. Depuis son introduction sur les pentes de l’Aigoual, le mouflon côtoie son cousin qui transhume sur le massif. L’Aigoual a toujours été une terre de transhumance, où les troupeaux viennent chercher la fraîcheur et les pâtures pendant la période estivale.


La procession de la pluie de Cantobre à Saint Sulpice

Dans les années 1950-60, la procession pour demander la pluie partait de Cantobre, les plus anciens s’en souviennent. La dernière a eu lieu en 1964, précise Rolande Veyrié, seule habitante du hameau de Saint Sulpice. 

En 2005, été aussi sec sinon aussi chaud que 2003, une procession avait été organisée.

Après un été particulièrement sec en 2011, la paroisse et l’association CMR (Chrétiens en Milieu Rural) ont organisé non pas un pèlerinage mais une marche le samedi 22 octobre 2011 pour demander la pluie. Rendez-vous au parking des Plos pour un parcours d’environ 2 km jusqu’à St-Sulpice. Au cas où il pleuvrait ce jour-là, la marche serait annulée et une messe d’action de grâce serait dite à l’église Saint-Pierre.

Il faisait beau et une messe en plein air a été célébrée à Saint Sulpice par quatre prêtres, le Père Rouve, le Père Roch Kouma, le Père d’Esparron, originaire de Saint-Jean du Bruel et le Père Daudet, curé de Lanuéjols. La pluie n’est pas arrivée ce jour-là, mais quelques jours plus tard.